Oui, une partie des magasins Action ouvre le dimanche, mais pas tous, et aucune règle nationale ne tranche à leur place. Dans certains centres commerciaux, l’enseigne accueille ses clients sept jours sur sept. Dans une petite ville sans zone commerciale, le rideau reste baissé. Cette année, le 1er novembre, jour de Toussaint, tombe justement un dimanche.
Tout dépend de l’adresse, pas du nom sur la façade.
- Une partie des magasins Action ouvre le dimanche, mais pas tous.
- L’ouverture dominicale dépend de l’adresse et de la zone commerciale.
- Le repos dominical est encadré par le Code du travail et des dérogations.
- Le localisateur officiel action.com affiche les horaires à jour du dimanche.
Quels magasins Action ouvrent vraiment le dimanche
Les fiches publiques de magasins montrent une vraie mosaïque. À Plaisir, dans les Yvelines, l’ouverture dominicale court de 10 h à 19 h. À Nice, elle va de 9 h à 19 h, et à Villeneuve-la-Garenne, dans le centre commercial Qwartz, le magasin ferme à 18 h le dimanche. Dans le 19e arrondissement de Paris, deux adresses affichaient même des pratiques opposées : l’une ouvrait le dimanche, l’autre non.
À l’inverse, en zone rurale ou dans les petites villes sans zonage commercial, les Action restent fermés le dimanche dans la grande majorité des cas. Les implantations récentes, en centre commercial ou en retail park, ouvrent plus souvent, comme celle du centre O’Parinor à Aulnay-sous-Bois, annoncée de 10 h à 19 h.
L’horaire du dimanche n’est d’ailleurs presque jamais celui de la semaine. Si le centre commercial ferme à 19 h, Action ferme à 19 h, même quand le magasin pousse jusqu’à 20 h les autres jours. Au CNIT, à La Défense, l’ouverture dominicale s’étend de 9 h à 19 h.
La règle du repos dominical, ce qu’elle interdit (et ce qu’elle n’interdit pas)
L’article L3132-3 du Code du travail pose le principe : le repos hebdomadaire est donné le dimanche, dans l’intérêt des salariés. Le texte encadre l’emploi de personnel, pas l’ouverture d’un local en tant que telle. Un commerce qui ouvre sans se rattacher à une dérogation précise s’expose à une fermeture sous astreinte, en plus de rappels de salaire. Le repos hebdomadaire doit par ailleurs durer au moins 24 heures consécutives.
La règle d’ordre public ne s’applique qu’aux personnes titulaires d’un contrat de travail. Un commerçant seul derrière son comptoir peut donc ouvrir quand il veut. Action, qui emploie des équipes, doit en revanche s’appuyer sur une dérogation.
Ces dérogations sont nombreuses : de droit pour certaines activités, géographiques dans les zones touristiques, individuelles sur autorisation du préfet, ou ponctuelles sur décision du maire. Le commerce de détail alimentaire peut employer des salariés le dimanche jusqu’à 13 heures, un régime qui ne concerne pas un discounter essentiellement non alimentaire.
Pour Action, deux portes comptent : les zones géographiques et les dimanches du maire.
Les dimanches du maire permettent à une même branche de commerce de détail d’ouvrir jusqu’à douze dimanches par an, contre cinq avant 2016. Les salariés concernés perçoivent au moins le double de leur rémunération habituelle et bénéficient d’un repos compensateur équivalent. La liste est fixée par arrêté municipal, d’où des calendriers qui varient d’une commune à l’autre.
Dans les zones touristiques, les zones touristiques internationales et les périmètres d’usage de consommation exceptionnel, le cadre change. Les contreparties sont fixées par accord collectif, et le travail dominical repose sur le volontariat exprès du salarié, formalisé par un accord écrit. Un salarié qui refuse ne peut pas être sanctionné pour ce motif. Les magasins récents installés dans ces secteurs sont ceux qui ouvrent le plus souvent le dimanche.
Vérifier les horaires de son magasin avant de se déplacer
Le réflexe le plus fiable reste le localisateur de magasins du site action.com. On saisit une ville ou un code postal, et la page affiche les horaires complets de la semaine en cours, dimanche inclus quand le magasin ouvre. Les annuaires et fiches tierces, eux, peuvent traîner des informations vieilles de plusieurs années.
Le téléphone demande un peu de méfiance. Le même numéro, le 01 55 56 41 52, apparaît sur des fiches d’Arras, de Plaisir et de Nice : il ressemble à une ligne centrale, pas à celle de votre magasin. Mieux vaut croiser le localisateur officiel avec la fiche de l’établissement dans votre application de cartes, en regardant la date de dernière mise à jour des horaires.
Il n’existe pas non plus de règle unique pour les jours fériés.
Dernier détail pour les chasseurs de bonnes affaires : l’enseigne renouvelle son offre chaque semaine, avec entre 150 et 200 nouveaux produits, dont beaucoup affichés à moins de 1 euro. Un passage le dimanche tombe donc rarement sur les mêmes rayons que le samedi précédent. Avant de partir, comparez les horaires du dimanche avec ceux du reste de la semaine, car ils sont souvent plus courts de une heure en fin de journée. Et pour un dimanche férié comme le 1er novembre, regardez la mention spécifique à la date plutôt que l’horaire habituel.
Sources : parisblogged.fr | hauts-de-seine.gouv.fr